D-R-E-A-M

Remember me what are dreams for. I used to dream a lot. I used to imagine. I wanted to become a lot of different things. I though for a while I would be a journalist or a photograph. Not the news thing, the « tell-story » thing: talk about life, the world, relate experiences, meet original and unique people and capture moments. I didn’t travel till « late » in my life. During my teenagehood I mostly saw the abroad world through TV, news, reportage. I had in my head that TV wasn’t showing us reality, or not enough. I wanted to see from my eyes.

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Je vis à l’étranger

La première fois les larmes, la deuxième le sourire, puis l’habitude. On vit les choses intensément sans laisser son coeur s’y attacher vraiment, comme si tout était de passage. On s’habitue aux aurevoirs et aux retrouvailles et ils ne nous semblent plus aussi difficiles que la toute première fois. On se fait à l’idée qu’on rate des choses « à la maison », des moments uniques dans les vies de ceux qu’on aime, et qu’ils ne sont pas toujours la non plus pour partager les nôtres. On s’oblige à admettre que c’est pas toujours facile, et qu’on ne sait pas toujours ou est « sa place ».

C’est aussi un peu comme vivre plusieurs vies à la fois, celle qu’on aura toujours « chez nous », et les nouveaux quotidiens que l’on se crée à chaque nouvelle destination, accompagnés de leur traintrain, leurs rencontres, leurs sorties, et ces lieux qui pendant un moment nous deviennent familiers, puis auxquels il faudra dire aurevoir à nouveau. On se dit parfois que c’est cette distance qui nous fait perdre notre notion de l’attachement, alors qu’il faudrait rentrer, mais cette pensée m’effraie d’autant plus que celle de partir. Rentrer? Pour de bon? Pour quoi faire? Je préfère fuir, voir, attendre.

J’ai eu 27 ans en Slovaquie

Tu m’aurais dit ça à 14 ans j’y aurais pas cru. A 14 ans je voulais avoir 20 ans, être une grande, je m’imaginais faire tout et l’impossible, juste ce que je voulais, tout était réalisable. Atteindre 25 ans  était un concept bien abstrait, c’était comme un truc lointain qui n’arriverait probablement jamais, je me disais quoiqu’il arrive je ne veux jamais avoir d’enfants, je m’imaginais dans des romances à la Walt Disney. A 20 ans, je chantais « Tu ne m’a pas laissé le temps » en choeur avec mes supers potes dans un appartement toulousain (Hashtag Raf, Laurie, Camille, Kat), déguisée en princesse pour l’occase, avant de pleurer dans les bras d’une amie quelques jours plus tard à cause d’un garçon. J’ai appris et j’ai grandi depuis. A 21 ans une partie de Bizkit avec ma soeur a eu raison de moi, 22 ans et 23 ans je n’arrive pas à me souvenir la tout de suite. Mais j’ai eu 24 ans en Irlande, très bien accompagnée, au milieu d’une année riche en expériences pendant laquelle j’ai voulu fuir un petit peu, pour mieux me trouver, à l’écart de ce et ceux que je connaissais bien. Et c’est grâce à cette expérience que j’ai eu l’impression que ma vie avait vraiment commencé, non pas qu’avant ça elle était moins bien, mais c’est lors de cette année que j’ai appris à me connaître. C’était comme grandir d’un coup, mais ça n’avait rien de mauvais, c’était libérateur. J’ai pu faire et voir des choses que je n’aurais pu imaginer en restant sagement à la maison, mais plus important, j’ai rencontré des gens qui m’ont fait avancer. J’ai eu l’impression d’être sur la même longueur d’onde avec ces personnes et avec le mode de vie que je m’étais crée pendant cette année. Je me demande toujours avec le recul, si je n’idéalise pas, cette année passée loin de chez moi à mener une vie qui est bien loin d’une vie normale ou quotidienne.

A 25 ans, me revoilà avec Raf, Laurie, Camille et Kat, Clémence en plus, ayant rejoint notre team de folie, le tout à Paris.  Le temps de faire une balade nocturne à Montmartre et de voler quelques clichés de plus qui nous rappellent encore que le temps passe. Mais que les personnes importantes restent. Mes 26 ans, j’étais ravie de les fêter avec celles qui font inexorablement partie de ma vie aujourd’hui, je cite mes potes du Master FLE, qui sont entrées plus récemment dans ma vie et sont devenues de vraies amies. On en vient aux 27, loin de la maison pour la seconde fois, j’avais sentie l’odeur du chocolat en rentrant à l’appart dans l’aprem, mais ce n’est qu’a minuit tout pile que mes deux chouettes collocs allemandes débarquent dans ma chambre avec un gâteau. On ne se connait pas encore bien, depuis moins d’un mois, et je me sens sentie gâtée comme jamais.

J’en veux encore, des surprises. Vieillir dans des endroits improbables, avec des gens différents. Je veux apprendre. A tous les chemins qui m’ont menés ici, pour je ne sais quelle obscure raison, ils ont bien fait.

Later post about paradise

I had the chance last June to go back to Ireland for a short time. I chose to explore a new part of my favourite place, the Connemara. I went to the Killary fjord that I haven’t had the chance to see while I was an au pair. The place where I stayed was an hour walk from the closest village, and the pass to access it just gave me a preview of what paradise must look like.

It feels so peacefull to walk across Irish landscape, then enjoy a chat and a drink in front of a fireplace at night, while the rain is pouring outside, I will always love Ireland 🙂

Killary fjord

fjordag

CSC_3011